Quand Wall Street et le grand père Bush voulait faire un coup d'état aux USA

Publié le par Le Palais Des Clowns

lundi 03 Decembre 2007 à 20h29:11 GMT -4.00

The plot to seizeJules Archer réunit des documents inédits sur l'un des épisodes les plus occultés de toute l'histoire des États-Unis: la tentative, en 1933, par une clique de riches banquiers et industriels, menés par Prescott Bush, le grand-père de l'actuel président des USA, de renverser le gouvernement légitime de Franklin Delano Roosevelt et d'instaurer un régime corporatif fasciste calqué sur celui de l'Allemagne nazie de Hitler et de l'Italie fasciste de Mussolini. Heureusement, cette conspiration fut déjouée, grâce, entre autres, à un militaire de carrière intègre et dévoué à sa patrie et à ses idéaux démocratiques, le Major Général des Marines Smedley Butler. -Ultime Conspiration

[IES News Service - Trad. Grégoire Seither]

La grande majorité des personnes n'a jamais entendu parler du Général Butler… et pourtant c'est lui qui sauva la démocratie US à l'heure où le fascisme s'étendait sur l'Europe. Aucun livre d'histoire ne mentionne l'incroyable conspiration orchestrée par une cabale de riches industriels - dont Prescott Bush, grand père de George W. Bush - en 1933.

Opposés à la politique du New Deal initiée par le président Franklin D. Roosevelt - qu'ils percevaient comme étant “inspirée par le socialisme“, ce groupe de capitalistes purs et durs voulait profiter du mécontentement populaire provoqué par la crise économique pour renverser le Président U.S. et instaurer un régime autoritaire “à l'image de ce que faisaient Benito Mussolini et Adolf Hitler en Europe” afin de “casser le mouvement ouvrier, exterminer les communistes et restaurer la liberté dans l'économie, mise à mal par les politiques socialistes de Roosevelt

Tout comme Hitler, ils voulaient s'appuyer sur des corps francs de vétérans désabusés de la Première Guerre mondiale, mais aussi sur le Ku Klux Klan et les milices anti-communistes de la American Liberty League pour constituer une armée de “chemises brunes” qui marcherait sur Washington, déposerait le président Roosevelt et porterait au pouvoir un “homme fort” pour “mettre fin aux menées des communistes et juifs qui excitent les nègres à la révolte, menacent la propriété et affaiblissent le pouvoir de l'homme blanc que Dieu lui a octroyé dans ce pays”.

Pour occuper la place “d'homme providentiel”, la clique de banquiers et patrons de presse se tourna vers le Général Major de la Marine Smedley Darlington Butler, héros de la guerre, ayant reçu deux fois la distinction suprême, la Médaille d'Honneur du Congrès. Homme remarquable, un des meilleurs officiers de l'histoire des Etats Unis, Butler était connu pour son patriotisme, son intégrité et son attachement à la République. Ses hommes l'adoraient et le public américain appréciait son franc parler et ses critiques sans fard des politiques gouvernementales. Après 25 ans dans l'armée, Butler avait violemment critiqué la manière dont le pays traitait ses soldats dans un ouvrage resté célèbre : “La Guerre est un racket”.

Mais dans leur volonté aveugle de se débarrasser de Roosevelt qui menaçait leurs profits, la clique capitaliste ne vit pas que, avant d'être un opposant à Roosevelt, Butler était avant tout un vrai démocrate. Quand il fut informé des projets de coup d'état, il alla voir la presse et le Congrès des Etats-unis pour dénoncer ce projet.

Jules Archer publie des documents encore jamais présentés au public, rassemblés par la commission d'enquête McCormack-Dickstein, dont les travaux furent ensuite censurés pendant près de 40 ans.

Pour John L. Spivak, journaliste qui avait suivi les travaux de la commission d'enquête dans les années 1940, la conspiration des banquiers et industriels est “une des histoires les plus incroyables de l'histoire des Etats-unis. . . . Mais la liste complète des conspirateurs et de leurs complices dans l'appareil d'état, l'étendue de leur infiltration de l'armée et de la police demeure un secret bien gardé. Même une génération plus tard, ceux qui vivent encore ont gardé le silence. Au point que cette incroyable conspiration pour détruire la démocratie américaine ne figure dans aucun livre d'histoire. Ce serait regrettable que les historiens délaissent cet épisode de notre histoire et que les futures générations d'Américains n'en entendent pas parler.”

A une époque où le petit fils d'un des conspirateurs occupe la Maison Blanche et qu'il invoque la sécurité nationale pour démonter l'équilibre des pouvoirs et prendre des mesures liberticides, cette étude historique illustre l'importance de rester vigilant face aux attaques que subit notre démocratie et nous donne l'exemple d'une personne qui a eu le courage de les dénoncer et les faire échouer.

Lundi 03 Décembre 2007

Source : http://www.alterinfo.net

Publié dans Conspirations

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