Les médias du système : une entreprise permanente de déformation de la vérité

Publié le par Le Palais Des Clowns

Sauvée! Unanimes, sans relâche, les médias du Système se relaient depuis dimanche pour nous annoncer que la Grèce ira désormais mieux, maintenant qu'on va lui prêter plus de 100 milliards d'euros en échange d'un impitoyable plan d'austérité soit disant destiné à juguler son déficit budgetaire (en réalité il s'agit de renvoyer ce pays au Moyen Age, sur le plan social. Il s'agit d'une première étape, ce sera bientôt au tour de l'Espagne, du Portugal, de l'Irlande, de la France etc de vivre le Grand Démentèlement social).

Au service de la 'construction européenne', du bien être des peuples (selon les médias), les dirigeants européens se sont réunis ce week-end à Bruxelles pour décider d'un plan présenté comme une aide à ce pays, le tout au nom de la 'solidarité européenne' et de la nécessité de sauver l'euro, pour le bien de tous. Nous ne nous attarderons pas sur cette version idyllique, ce véritable conte de fée, que vous trouverez dans tous les journaux du Système.

Il se trouve que rien de ce qui précède, rien ou presque de ce que les médias racontent, n'est inventé, tout est simplement transformé, déformé. Tout mensonge vivant de la part de vérité qu'il contient, les médias ne peuvent dire n'importe quoi, il leur faut rester crédibles! Mais nous ne devrions pas nous contenter, passivement, de la pseudo 'crédibilité' ou 'vérifiabilité' d'une 'information'.

Le plan adopté par les édiles de l'UE et du FMI est-il réellement destiné à aider les faibles, nourrir la veuve et l'orphelin, faire preuve de solidarité infra-européenne? Il n'en est hélas rien. Déjà, les médias relaient sans sourciller et avec le plus grand sérieux qu'on va sevrer un patient souffrant d'une overdose de crédit... par un nouveau crédit de 100 milliards d'euros! Ensuite, on parle de solidarité, quand les états prêteurs (France, Allemagne etc.) empruntent à 3% pour prêter ensuite à 5% à la Grèce. Et on oublie de préciser qui prêtera à la France et à l'Allemagne les 100 milliards que ces derniers vont prêter à la Grèce. La Banque Centrale Européenne? Les banques nationales française et allemande? Cela paraîtrait logique. En effet, lorsque les banques commerciales (les Société Générale, BNP, Fortis, Royal Bank of Scotland, Northern Rock, UBS, JP Morgan, Goldman Sachs et autres Morgan Stanley etc...) se sont trouvées, entre l'été 2007 et le printemps 2009, en graves difficultés, en danger de faillite immédiate, les banques centrales (BCE, BNS, Banque de France, Bank of England, Fed etc) ont immédiatement mis à leur disposition des centaines de milliards de dollars, d'euros, de francs suisses, avec taux d'intérêt discount (1% pour la BCE, 0.25% pour la Fed etc.)! Donc, logique de penser que cette fois-ci les banques centrales seront d'accord de voler au secours des états.

Vous aurez remarqué qu'on va déjà bien plus en profondeur que ce que les articles racontent depuis quelques jours. On va au fond du problème, et le plus scandaleux est à venir!

Les banques centrales qui ont généreusement aidé les banques commerciales à se réapprovisionner en liquidités lors de la crise de l'assèchement du crédit, entre la mi-2007 et le début 2009, ne prêteront PAS UN SOU aux états européens comme la Grèce ou le Portugal actuellement en proie à des attaques sans merci des spéculateurs qui parient contre l'euro, certains officiant d'ailleurs dans des banques de la zone euro, aidées à taux discount entre 2007 et 2009. Des banques d'investissement qui parient aujourd'hui sans vergogne contre des états de la zone euro!

Maintenant, pourquoi les banques centrales qui ont aidé les banques commerciales au moment où elles avait tant besoin de liquidités, n'aident-elles pas aujourd'hui des états comme la Grèce qui ont à leur tour tant besoin de ces mêmes liquidités? Cela paraît d'autant plus injuste que le niveau actuel d'endettement des états, y compris la Grèce, est aussi le fruit pourri de la nationalisation des pertes des banques commerciales, vous savez ces fameux 'actifs toxiques' (qui ne sont pas des actifs mais des passifs ceci dit en passant) dont les banques commerciales et privées ont été généreusement soulagées entre 2007 et 2009.

Pour résumer la folie du système actuel, les banques centrales peuvent aider les banques commerciales en mal de liquidités, mais pas les nations et les peuples qui se trouveraient dans la même situation. Pour la simple raison qu'elles n'en ont pas ou plutôt plus le droit!

Le 3 janvier 1973, le président français Georges Pompidou, ancien directeur de La Compagnie Financière Rothschild (acronyme officiel : LCFR, il ne manque que les voyelles pour composer le mot Lucifer... mais c'est bien sûr un hasard), a fait passer la loi 73-7 à l'Assemblée nationale qui stipule dans son article 25 que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France", ce qui, une fois décodé, signifie que le gouvernement, la France, ne peut plus se financer à taux 0% ou 1% auprès de la Banque de France (sa propre banque centrale!), mais doit se débrouiller pour emprunter auprès des banques commerciales et privées, sur les marchés, et à des taux bien évidemment supérieurs à ce qu'offrait la Banque de France. Un juteux business pour les banques commerciales, dont la LCFR précitée, qui font leur beurre des dizaines de millions d'intérêts que leur verse chaque année les états qui se sont endettés auprès d'elles! Il faut en effet savoir que la pratique s'est généralisée, les traités de Maastricht (art. 104) et de Lisbonne (art. 123) reprenant la disposition interdisant des prêts des banques centrales européenne et nationales, aux états!

Voilà donc pourquoi les banques commerciales peuvent emprunter à taux discount auprès des banques centrales européenne et nationales, mais pas les états eux-mêmes! Ainsi, un état endetté doit s'adresser à une banque commerciale qui, servant d'intermédiaire se sucrant au passage, ira d'abord emprunter à taux zéro ou presque à la Banque Centrale Européenne, avant de prêter à son tour à l'état en difficulté, mais à intérêt de 3% minimum! Pour la Grèce, l'intérêt se situe actuellement aux alentours des 12%, et en fait d'aide, les états comme la France ou l'Allemagne qui peuvent encore emprunter sur les marchés à 3%, ont simplement servi d'intermédaire entre les banques commerciales et la Grèce, afin que cette dernière puisse emprunter à 3% au lieu de 12%.

En échange de cette 'aide', les grecs vont devoir tout sacrifier, ou presque. Education, santé, social, tout va passer à la moulinette, pour satisfaire le dieu Marché (dans la Bible, son nom est Mammon). Les grecs vont devoir tout sacrifier, pour rembourser à des banksters apatrides, sans foi ni loi, des sommes faramineuses qui ne leur ont probablement jamais été directement utiles (les milliards prêtés à la Grèce ces dernières années ont surtout servis à éponger les dettes... des banques privées et commerciales grecques).

Aussi, la raison profonde de ce désir des Angela Merkel et autre Nicolas Sarkozy de 'voler au secours de la Grèce' est, comme on s'en doutait et cela a été confirmé par eux-mêmes hier soir, que les banksters sont eux-mêmes... exposés à la Grèce. Pour la banque française Société Générale, comme le révelait hier soir le site du très sérieux quotidien financier La Tribune, l'exposition aux PIGS (acronyme désobligeant pour désigner les pays du Sud que sont le Portugal, l'Italie, la Grèce et l'Espagne - Spain en anglais-) se monterait à près de 13 milliards d'euros dont 3 milliards d'euros pour la seule Grèce. Ainsi, la Société Générale, à elle seule, a ces dernières années prêté pour au moins 3 milliards d'euros à la Grèce surendettée, version étatique des subprime! Bien sûr, si la Grèce devait faire ce que l'Argentine a osé faire en 2001, c'est-à-dire faire 'défaut', annoncer à ses créancier qu'elle ne remboursera pas ses emprunts, cela signifierait des pertes massives pour les banksters comme la Société Générale, qui ont sadiquement maintenu des pays comme la Grèce sous l'eau du crédit apparement facile, avant de les noyer et de les détruire, en s'inquiétant soudainement de leur niveau d'endettement. Pour un Sarkozy ou une Merkel, tout deux des agents serviles de la finance banksters immorale, ces pertes éventuelles seraient inacceptables. Le renflouement de la Grèce est en réalité un renflouement de ces banksters, telle la Société Générale. C'est tout. On a sauvé des banques, pas la Grèce qui risque de ne pas survivre à l'abominable plan d'austérité qui lui a été imposé.

La Ministre française des Finances, Christine Lagarde, se répend dans les médias pour estimer qu'en aidant la Grèce, la France va réaliser un boni de 150 millions d'euros... si la Grèce rembourse! Mais, rassurons-nous, tous les médias affirment que grâce au plan d'austérité imposé au peuple grec, ce pays sera en mesure de rembourser la France et l'Allemagne. Si c'est si évident, alors pourquoi les marchés n'acceptent-ils plus de prêter directement à la Grèce, même après adoption des mesures d'austérité, en laissant la France ou l'Allemagne prendre le risque d'un non remboursement? Mais peu importe à une Madame Lagarde ou à un Monsieur Sarkozy que la Grèce rembourse un jour le contribuable français ou allemand, le but de la manoeuvre a été atteint : grâce au prêt de 100 milliards, la Grèce va désormais prioritairement pouvoir rembourser aux banksters internationaux qui l'ont coulée en lui permettant de se surendetter toujours plus. C'est tout ce qui comptait aux yeux du FMI, de Bruxelles et de la finance bankster sans foi ni loi. Et tout ce beau linge se fiche pas mal de savoir si la vache à lait qu'est le contribuable français s'y retrouvera!

Concernant la désinformation autour de cette affaire, on entend au passage beaucoup parler du drame de la Banque Marfin à Athènes, où, selon la version officielle, des cocktails molotov tirés par des manifestants défilant contre les mesures d'austérité, auraient provoqué la mort de trois employés de la banque, dont une femme enceinte. Bien sûr, l'indignation prévaut. D'ailleurs nous sommes assez choqués par ces décès. En fait, en tant que chrétiens, nous estimons que non pas trois mais quatre personnes sont mortes dans cette banque... n'oublions pas le malheureux foetus.

Maintenant, le site Mecanopolis.org publie aujourd'hui la traduction d'un témoignage d'un employé de cette banque Marfin qui révèle, ce qu'aucun média du Système n'a relayé, que leur employeur a refusé toute évacuation aux employés paniqués par l'approche des manifestants. Ces employés - dont ceux décédés - ont reçu interdiction de quitter leur place de travail! Aussi, quelques doutes existent quant à savoir ce qui s'est réellement passé dans cette banque. Les enregistrements vidéo et les photos de l'incident, qui abondent sur le Net, semblent en plusieurs points démentir la version officielle de cocktails molotov qui auraient été tirés depuis la foule des manifestants. Nous n'établirons pas de conclusions définitives là-dessus aujourd'hui, l'enquête suit son cours (mais on a pas trop confiance dans ces autorités qui, en forçant le passage avec leur plan d'austérité scélérat, on trahi leur peuple). Vous pouvez aller sur mecanopolis.org pour plus de détails et les vidéos susmentionnées.

Pour en revenir aux médias, qui cachent et transforment beaucoup d'éléments, ils jouent un rôle de prêt-à-penser pour les masses lobotomisées, en les dispensant de toute réflexion, de toute remise en question de ce qui est déblatéré à longueur d'articles et autres reportages. Surtout que tous les médias sont au diapason, accréditant l'idée qu'ils disent la vérité. Comme Goebbels, le propagandiste d'Hitler, aimait à le dire : un mensonge répété suffisament de fois finit par devenir une vérité.

La propagande officielle est créé en haut lieu, dans les loges et les cénacles occultes, puis diffusée à la populace naïve via le réseau médiatique officiel. Une populace qui se chargera de véhiculer au travail, à domicile, en les répétant tels des perroquets décervelés, les arguments de propagande des médias menteurs du Système. Nous vivons dans l'empire de la manipulation et de la transformation de la vérité.

 

Par Nicolas Gasparoni sur : discernement.info

Publié dans Magouilles

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